vendredi 6 novembre 2009
Réponses à Sylvain Levey !
Moi, auteur, à mon avis,
La littérature ne serait ni une chose, ni un truc, ni un machin, mais peut-être bien un bidule qui servirait à tout et qui bien qu'inutile sur le papier serait incontournable dans chaque chose, truc ou machin.
Moi, auteur, à mon avis, la littérature sert, serre, cerf mais ne serf pas.
A faire rêver, peut-être?
A décorer un pan de mur de salon ou le derrière d'un petit président en photo officielle, malheureusement...
A utiliser du bois après les tempêtes, allumer un feu certes mais dans ma cheminée intérieure plutôt que celle de ma maison.
A faire rire dans les chaumières, et puis pleurer, et puis parler et puis s'engueuler, se séduire, s'occuper, se triturer l'hypophyse et puis le cervelet...
A faire parler les bavards uniquement si leur langue est assez longue pour toucher le bout de leur nez.
A faire vendre... il paraît que tout s'achète même le vent s'il est bien vendu, je préfère l'emprunter quand il y a du soleil.
A faire vomir... Toute sa rage, tous ses maux, tous ce qui tourneboule, heureusement que certains mots sont là pour enfoncer leurs doigts au fond de notre gorge, on serait ballonné sans eux.
La loi m'interdit de n'en citer qu'un seul et pour ne pas leur faire de pub, je ne répondrais pas à cette question-là !
Dans les salons mondains on n'en parle même plus, les érudits se préoccupent des fesses d'une certaine Cindy (moi j'ai rendu ma casquette d'érudit)
Sujet au bac, même plus, tant mieux tant pis, de section encore mais pour combien de temps ?
Table de camping, meuble télé, étagères à cds, commode en formica, tout est bon à caler et rien ne vaut un truc intitulé "Libre" (et non livre) d'un certain Nicolas S. La taille est parfaitement adaptée à tout calage et s'il est trop épais, on peut en brûler quelque page (là vraiment dans la cheminée de la maison)
Combien de Paris-Marseille ai-je occuper à ça ? je ne les compte plus.
En revanche, si la protection au soleil est acceptable, le sont beaucoup moins les marques laissées par un livre de poche sur un ventre exposé...
Et les médiathèques toutes sales et toutes vielles aussi !
Des questions sur/dans/en/pour/au sujet de moi/toi/elle-lui/nous/eux et un peu les autres aussi...
ça te va, toi questionneur, comme choix et explications ?
mercredi 9 septembre 2009
Mais où sont les metteurs en scène ?
lundi 1 juin 2009
Ici Montréal, bis...
samedi 30 mai 2009
ça sent la "fin"...
vendredi 29 mai 2009
jeudi 28 mai 2009
Aujourd'hui...
Un petit tour sur la plage avec un cahier et un stylo et qui sait...
Mais j'en doute... On verra tout à l'heure...
mercredi 27 mai 2009
Troisième séance de travail avec Larry Tremblay
Poutine For Ever !
Quand je pense qu'il va falloir se remettre à bosser, maintenant...
Le Kid, (re)(re)début
Le joueur
Il ne s’agit pas de chance. Jamais. Ceux qui disent qu’il s’agit de chance ne savent pas à quoi ils jouent. Ceux qui comptent sur la chance sont certains de perdre. La chance est une pétasse d’allumeuse. On peut pas lui faire confiance. Elle te caressera la cuisse puis embrassera le cou d’un autre joueur dans la même seconde. La chance excite tout le monde mais ne couche avec personne. La chance s’amuse avec le joueur, elle le fascine. Elle danse devant son nez pour qu’il ne se maîtrise plus. Et quand il est fou d’elle, le cœur sec, elle l’abandonne comme un chien au bord d’une route la veille des grandes vacances.
(Un temps.)
Il n’y a qu’une seule carte qui s’adresse à la chance au poker. On l’appelle la rivière. La toute dernière carte qu’on retourne sur la table, celle qui peut faire avorter la meilleure stratégie, qui peut bluffer un bluff, retourner les situations, inverser les statistiques. On l’espère autant qu’on la redoute. Car le lit de la rivière est une tombe qu’on creuse avec la chance à ses côtés. On n’y baise pas, on y crève.
(Un temps.)
Dans toute ma vie de joueur de poker, je n’ai jamais attendu la rivière. Je n’ai jamais attendu la dernière carte. Mes mains sont faites avant qu’elle ne s’annonce. On risque trop à laisser la chance s’inviter à la table. Se noyer peut-être, se noyer dans l’eau verte de la rivière et suffoquer. Mourir d’avoir cherché la chance, belle fin pour un joueur. Je tente le coup. Je tente la chance. Ce soir, ici, à cette table, la main la plus importante de ma vie se jouera sur la rivière.
Post au pâté chinois...
mardi 26 mai 2009
ça gigote, ça remue, ça fait des vagues...
lundi 25 mai 2009
La bombe est tombée, hier soir...
dimanche 24 mai 2009
Le Kid, (re)début...
Le joueur
Il ne s’agit pas de chance. Jamais. Ceux qui disent qu’il s’agit de chance ne savent pas à quoi ils jouent. Ceux qui comptent sur la chance sont certains de perdre. La chance est une pétasse d’allumeuse. On peut pas lui faire confiance. Elle vous caressera la cuisse puis embrassera le cou d’un autre joueur dans la même seconde. La chance excite tout le monde mais ne couche avec personne. Il n’y a qu’une seule carte qui s’adresse à la chance sur un flop. On l’appelle la rivière. La toute dernière carte qu’on retourne sur la table, le lit de la rivière est une tombe qu’on creuse avec la chance à ses côtés. On n’y baise pas, on y crève.
Dans toute ma vie de joueur de cartes, je n’ai jamais attendu la rivière. Je n’ai jamais attendu la dernière carte… Sauf ce soir… La main la plus importante de ma vie va se jouer sur la rivière.
(Bruits de salle de jeu, brouhaha, machines à sous, cris de joies étouffés. Soudain, on distingue une petite berceuse toute douce, quelques notes qui se perdent au milieu du bruit.)
La première carte que j’ai touchée, ma toute première carte, c’était un trois de trèfle. Rien d’extraordinaire. Une carte qui ne sert à rien. J’aurais pu construire une légende là-dessus. J’aurais pu dire que ma première carte en main était un as de pique. Une carte qui en jette, une carte qui aurait fait bien dans mes biographies posthumes. Une carte qu’on aime voir quand le croupier vous balance vos deux cartes sur la table. Mais non, ma toute première carte était un trois de trèfle. Et franchement ça craint. Commencer sa vie de joueur par un trois de trèfle, ça craint.
1) Petite Blind
(Le joueur pose un jeton au centre de la table.)
Pour le Trésor Public, mon père tenait un pub. Pour tous les habitués, il était bookmaker. Un bookmaker indépendant à l’époque où la Famiglia gérait tous les paris de la Grosse Pomme. Métier dangereux. Si on n’arrosait pas les bonnes personnes, on risquait de couler. Littéralement couler, un bloc de béton à chaque pied. Le vieux savait y faire. Du cash dans la poche des parrains et ni sa vie, ni sa petite entreprise ne prenait l’eau. Moi, j’ai grandi avec ces mecs. Ils m’ont tout appris les cartes, les fringues, la frime et le vocabulaire cliché des mauvais films. J’étais un peu leur petit singe savant. Le gamin qui les singeait, ça les faisait marrer jusqu’à ce que je commence à les battre aux cartes. Là ils trouvaient ça moins drôle. Je leur piquais le fric qu’ils piquaient au vieux. La boucle était bouclée, retour à l’envoyeur dans les règles de l’art, j’avais même pas besoin de tricher. Le pognon changeait de poches en passant sur la table et ça, même s’ils appréciaient moyen, ils respectaient.
(Le joueur bat les cartes et en distribue deux à un adversaire imaginaire, repose le paquet de cartes et regarde les siennes.)
Un jour, Jimmy la Botte, 34 ans dont 17 passés à récupérer les pots de vin pour la Famiglia à coups de santiags dans la gueule des mauvais payeurs, a voulu jouer contre moi.
Je suis.
J’ai neuf ans.
Papa, papa, papa ! J’peux jouer, j’veux jouer, allez, papa, papa, papa, j’vais l’battre ! Tu vas voir, papa, papa, papa, J’vais l’tuer. Mon truc, les cartes, mon truc à moi, mieux qu’les petites autos, le p’tit train, p’tits soldats, même mieux qu’le Monopoly ! J’suis fort, hein, je suis fort. Papa, papa, papa. Tu m’emmènes au zoo après ?
Laisse le gagner.
(Silence.)
Oui, Pa.
(Le joueur jette ses cartes sur la table.
Un temps. Soudain, il se lève brutalement. Sa chaise tombe sur le sol.)
Qu’est-ce que tu fous ? Tu m’prends pour un con ? Tu crois que je t’ai pas vu ? Tu crois pouvoir jouer à ça avec moi ? Tu crois que j’vais te laisser faire ? Tu crois qu’on peut m’avoir comme ça ? Si tu joues, tu joues, tu fais pas semblant, tu mets pas tes billes sur la table en faisant croire que c’est tes couilles. Parce que si tu fais ça, encore, j’vais les chercher, tes couilles et j’les miserai à ta place. Capice ?
(Un temps.)
Oui, M’sieur.
(Le joueur se rassoit et ramasse les cartes sur la table, il bat le jeu et redistribue deux cartes au même adversaire imaginaire, pose le jeu et regarde les siennes.)
Je relance de 1000.
(Le joueur pose quatre jetons au centre de la table.
Silence.)
Ce jour-là, j’ai même pas eu besoin de jouer mes couilles et au lieu de prendre la semelle de Jimmy dans la gueule, j’ai pris son fric et son estime.
(Le joueur sourit et ramasse les cartes qu’il remet dans le paquet. Il récupère également les jetons sur la table.)
Je joue. Aussi loin que je me souvienne, ma vie, ça a toujours été ça. Des cartes, des jetons, des mises, petite et grosse blinds, au bouton, dealer, deux cartes, les flops se sont enchainés, les adversaires aussi, il n’y a plus que des yeux qui se ressemblent tous dans mes souvenirs. Des yeux pleins d’espoir qui virent vite au trou noir. Je suis un gouffre pour les yeux de mes adversaires. J’avale tout, j’aspire tout, je me remplis de leurs certitudes de jeu. A ma table, ils sont morts avant de s’être assis.
(Le joueur tombe de sa chaise violemment.)
Je joue. Oui, je joue.
(Il se relève, remet sa chaise à la table, s’assied et pose deux jetons au centre. Il bat le jeu et distribue les cartes.)
Le jour des baleines...
Promis, demain, on se remet au boulot...
jeudi 21 mai 2009
Le Kid tombe en amour...
(A nouveau le joueur ramasse, bat et distribue. A nouveau il regarde ses cartes et les repose. Le brouhaha de la salle augmente. Le joueur prend sa tête dans ses mains. Au milieu du vacarme, un rire de femme léger comme une caresse se fraye un chemin jusqu’à lui.)
Tu me raccompagnes ? Oui, m’dame.
(Il relève la tête.)
Elle s’appelle Carra. Carra, comme un carreau. Elle a trois ans de moins que moi et pourtant j’ai l’impression d’être le gosse. Un petit gosse maladroit avec le nez qui coule et les mains toutes collantes de sucre. Elle me regarde avec ses yeux dorés et j’me sens encore plus petit. J’me sens tout ratatiné à l’intérieur, ça se rapproche dans les tripes, ça se contracte dans l’estomac, ça se serre dans le cœur. Elle me regarde et j’sens qu’à l’intérieur tout se tasse pour lui faire de la place. J’voudrais me remplir d’elle. J’voudrais tellement être plus grand pour l’avaler toute entière.
Augmentation des blinds.
(Le joueur distribue à nouveau deux cartes à chacun de ses adversaires imaginaires et le fera à chaque nouvelle « augmentation des blinds ».)
Pourquoi moi, Carra ? J’suis pas beau, pas riche, pas drôle, pas tendre, pas compréhensif, pas là, pas à l’écoute, pas rassurant ni même effrayant… J’suis pas influent, pas écouté, j’suis pas fascinant, pas aimable, pas fréquentable, pas sortable, j’sais pas me tenir à table, tu verrais ça, j’sais pas tenir un couteau, ma fourchette, j’sais pas quoi en faire, si je pouvais j’mangerais avec les doigts, et même avec mes doigts, j’y arrive pas vraiment.
Augmentation des blinds.
Pourquoi moi, Carra ? y en a d’autres, tellement d’autres mieux que moi. D’autres qui te sortiraient dans des restaurants chics, t’emmèneraient au théâtre, moi le théâtre, j’sais pas où c’est. Les autres, ils t’offriraient des trucs, des bagues, boucles d’oreille, rivières de diam’s, ils t’offriraient des robes, fourreaux, fourrures, ils te donneraient tout, moi je sais pas donner. Je prends et j’sais pas dire s’il te plaît, ni merci.
Augmentation des blinds.
Pourquoi moi Carra ? Pourquoi les femmes comme toi sont pas comme toi ?
Augmentation des blinds.
Carra ?
Augmentation des blinds.
J’suis rien qu’un joueur, Carra.
Augmentation des blinds.
(Le joueur n’a plus de cartes à distribuer.)
Viens te coucher, petit gosse.
(Silence.)
T’es obligé de jouer. Tu ne peux plus attendre tranquillement que la chance vienne ou tourne. A chaque fois, de grosse blinde, tu vois fondre ta pile de jetons. Si tu te jettes pas dans l’eau verte, tu suffoqueras à petit feu. Ça te grignotera la chair, te rongera les os, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un grand vide devant toi. Parce qu’en toi, le vide est déjà là depuis longtemps.
mercredi 20 mai 2009
1ère séance de travail
Nos questions avec Larry ont été les mêmes. Pourquoi, pour qui, vers où ? L’enjeu, la langue, la forme ? Si bien que j’ai hésité à ne pas tout effacer pour tout recommencer, une temps. Un tout petit temps à peine plus long qu’une pause. Et puis j’ai réfléchi et j’ai changé mon Kid d’épaule. Il prend appui, garde sous le coude, mais retrouve une voix. Une voix à haute voix à jouer. Je le ramène au théâtre, à l’acte, à la scène. J’en fais un personnage, comme je le voulais.
Profession de foi ci-dessus, je ne cache pas que je tâtonne un peu dans le noir mais ne pas trop savoir ce que l’on touche est assez excitant quand on est entre gens de confiance. Patientez je reprends au début mais je vous en garde la primeur. Tout arrive…
mardi 19 mai 2009
lundi 18 mai 2009
Le long du Saint Laurent, j'ai rencontré...
samedi 16 mai 2009
Ici Montréal...
mardi 28 avril 2009
Pas de molière mais des remerciements !
Et cela, je le dois à plusieurs personnes et structures que je tiens à remercier dès à présent par ces quelques lignes : Mireille Davidovici et Aneth qui m'ont communiqué l'appel d'offre de cette résidence, Marc Drouin et Alain Jean du CEAD qui m'ont laissée dépasser les délais, L'Office Franco-Québécois de la Jeunesse et Jany de Chambrun pour leur soutien financier, Sandrine Grataloup à la SACD pour ses bonnes idées et Corinne Bernard, toute nouvelle directrice de l'Association Beaumarchais qui me suit et m'aide dans de nombreux projets !
Et comme ça fait un peu discours de remise de Molière (on peut cauchemarder un peu, non ?), j'en profite pour remercier les Editions Théâtrales et mes parents sans qui rien n'aurait été possible !
mercredi 25 mars 2009
Le Kid (suite)
J'suis pas trop allé à l'école, j'avais pas le temps et beaucoup mieux à faire. Entre les parties de cartes et les courses de chevaux. Ouais parce qu'à dix ans, je me suis découvert une passion pour les canassons. Enfin, pour l'argent qu'on pouvait se faire avec. Pas pour celui que je me faisais avec, parce que j'ai toujours gagné plus de blé avec les cartes qu'avec les courses. Même que j'en gagnais pas assez avec les cartes pour éponger mes dettes de courses. Heureusement que Jimmy la Botte assurait mes arrières. Ouais parce que depuis que je l'avais battu au poker, Jimmy s'était pris d'affection pour moi, une sorte de grand-frère protecteur qui me montrait la vie et s'assurait que mon père n'apprenne rien des conneries que je pouvais faire.
Bref, l'école, j'y ai pas mis les pieds très souvent. Et mes fonds de culotte s'usaient plus sur les bancs de l'hippodrome que sur ceux de l'école privée Saint Mary. Une école catholique, je vous jure ! Y avait bien que ma mère pour s'imaginer faire contrepoids aux mauvaises fréquentations du pub avec des bonnes sœurs ! En même temps qu'est-ce que Sœur Béatrice aurait pu m'apprendre de la vie que je me prévoyais. Parce qu'à dix ans, j'avais déjà un plan de carrière bien défini. C'est Jimmy qui me l'avait tracé. Une route pavée de cartes et de tripots enfumés qui me mènerait tout droit jusqu'à la belle vie. Pas besoin de trimer ici-bas pour gagner un paradis incertain là-haut. Ce pari-là, j'étais pas prêt à le faire. Mais tous les autres, en revanche… !
jeudi 5 février 2009
Il n'est plus le temps des voeux et surtout des voeux pieux...
Avec janvier se clôt la période des voeux et hasard du calendrier également les entretiens de Valois, sur l'avenir du spectacle vivant ! Hasard de mon calendrier j'ai un peu de temps, (pas assez pour les 336 pages du rapport quand même ! vous pourrez le consulter sur le site du ministère de la Culture ! si, si, ils existent encore : le site et le ministère ! ) Je vais donc vous en livrer la substantifique moelle en live en plongeant dans les conclusions.
CONCERNANT LES RESEAUX
1) Les labels (scènes nationales, conventionnées, etc...) ne doivent pas être remis en cause mais doivent réaffirmer leurs missions.
Pour savoir ce que j'en pense : Post du 11/12 sur mon blog !
2) La présence des artistes doit être envisagée sous une forme plus pérenne dans les différents lieux, sous forme de résidence-association ou de co-direction dans le cas des scènes nationales
ça, c'est sûr j'en ferai un post dans très peu de temps !
LES EQUIPES ARTISTIQUES
1) Les conventionnements passeraient de 3 à 5 ans, toute discipline confondue avec une évaluation la dernière année
2) L'entrée dans le conventionnement pourrait relever d'une décision de l'Etat, tandis que la sortie relèverait d'une décision liée à l'évaluation des experts.
Décision de l'Etat, mouais, mais qui et sous quel contrôle ? Et nos fameux experts, seront-ils eux-même conventionnés... ?
PENSER LES FESTIVALS
Définition de critères nationaux permettant de mieux assurer le soutien des festivals tant il apparaît qu'actuellement leurs réalités sont différentes...
Je crois que ça se passe de commentaire...
ET L'EUROPE DANS TOUT ÇA ?
Nécessité d'améliorer la diffusion des productions artistiques sur le territoire européen.
J'ai une pensée émue pour mes chers amis de la Comédie de Saint-Etienne (dont notamment Silvia Berruti-Ronelt) qui depuis maintenant 4 ans s'appliquent à faire connaître les pièces françaises en Europe grâce au beau programme TRAMES (Traductions et Mises en scène) en partenariat avec la Convention Européenne du Théâtre http://www.etc-cte.org/index.php?option=com_content&view=category&id=52&Itemid=86
SI TOUS LES THEATRES PRIVES ET TOUS LES THEATRES PUBLICS SE DONNAIENT LA MAIN...
Plus de fluidité entre productions issues du privé et du public.
Alors là, je voudrais m'esclaffer et j'attends avec impatience que Le Clan des Divorcées soit accueilli à la Colline et en retour le Caveau de la République jouerait Le soulier de Satin.
Et puis voilà la suite en vrac, car finalement, je n'ai plus beaucoup de temps et que tous ces voeux pieux me sapent un peu le moral parce que je ne peux m'empêcher de penser que le pieux en question risque de finir bien profond dans le coeur (ou autre part) du spectacle vivant !
- Création d'un nouvel espace de gouvernance territoriale, les Conférences du Spectacle Vivant (un autre salon pour causer... ?)
- Autonomie affirmée des politiques culturelles des collectivités territoriales (ça voudrait dire que Mme Albanel n'écrirait plus aux théâtres pour contester leurs éditos de plaquettes de saison ?)
- Pas de désengagement de l'Etat ou des collectivités territoriales (Et le gel du budget, on en verra le printemps un jour ?)
- de nouvelles ressources pour accompagner les projets artistiques (idem)
- Création du Centre National du spectacle vivant (on n'a pas déjà parlé du salon pour causer ?)
- Loi d'orientation pour le spectacle vivant (alors là, c'est le pompon et qui va nous la pondre cette loi, ce gouvernement là ?)
Allez moi j'abandonne, je replongerais peut-être une nuit d'insomnie dans ces 336 pages, je suis certaine que ça remplacera avantageusement le Stillnox...
lundi 19 janvier 2009
Le Kid (suite)
Aujourd’hui je sais toujours pas si mon vieux s’inquiétait pour moi ou pour son petit commerce. A l’époque, j’ai pas cherché à comprendre, j’ai fait ce qu’il m’a dit. C’était lui qui décidait et j’avais rien à dire. J’ai laissé Jimmy la Botte gagner mais au fond de moi, ça devait pas vraiment m’aller parce que je l’ai fait tellement mal que Jimmy la Botte, aussi idiot qu’il l’était, l’a compris. J’ai cru que j’allais me prendre sa semelle dans la gueule. Au lieu de ça, il a pété la table et nos chaises. Mon paternel avait donc raison de s’en faire pour son pub. Moi et Jimmy la Botte, on a recommencé à jouer, pour de vrai, cette fois-ci, sans quoi celui qu’il cassait en deux c’était moi, selon ses propres termes. Je l’ai dépouillé et au lieu de m’exploser le crâne à coup de santiag, Jimmy la Botte m’a tapé deux fois dessus avec sa main en se marrant.
Ce jour-là, j’ai compris deux choses : que mon paternel avait pas toutes les réponses et qu’il n’y a aucune raison de laisser gagner un adversaire. Je l’ai plus jamais fait.